Souvent quand j’arrive chez un client, on me demande des Quick Wins, on parle Quick Wins. Or, pourquoi se restreindre à cela quand nous savons que notre industrie vaut mieux ? Il existe d’autres modes d’action pour être excellent dans ses opérations :
- Les projets structurants :
Certes, ils nécessitent un amortissement sur un temps plus long, mais ils permettent en contre partie :
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- Des gains massifs & pérennes : 40%, 50%, voire 60%*
- Le développement des compétences et le changement de culture
- La modernisation de l’outil industriel
- La compétitivité sur le long terme
- Les réorganisations humaines :
Clarifier qui décide quoi quand, remettre d’équerre le pilotage opérationnel, sortir des habitudes qui nous ont peu à peu tirés vers le bas. Les gains à espérer ? D’expérience, aux environs de 25%*.
- Pour leur part les Quick Wins se positionnent sur des gains plus faibles, de l’ordre de 5%*. Ils sont modestes, localisés, non systémiques, donnent l’illusion de la performance alors que le système global reste inefficace. Ils sont tout à fait adaptés pour lancer une dynamique, ouvrir la voie à des projets structurants ou de réorganisations humaines. Se focaliser uniquement sur les Quick Wins revient à gérer l’usine en mode “ON/OFF” : des éclairs d’activité, puis des retombées. À long terme : détérioration des équipements, perte de compétences, démotivation des équipes à long terme.
En marche normale ce type d’action devrait être laissé aux équipes terrain. Les questions, pour la direction, sont alors d’une autre dimension : Ont-ils cela dans leurs tâches, du temps libéré ? Sont-ils managés sur le sujet ? Valorisés et reconnus ?
Chaque organisation possède un potentiel colossal… encore faut-il choisir les bons leviers. Chez Optim, nous aidons nos clients à prendre ces décisions structurantes et à les transformer en résultats durables.
Pour imager ces 3 modes d’action voici quelques exemples de projets :
- Les projets structurants :
- Repenser ses flux : par exemple avec l’utilisation de l’outil DDMRP. Où est mon stock de découplage, comment est-ce que je le dimensionne ?
- Redimensionner ses stocks et mettre à niveau les paramètres de stock
- Réaménager un poste de travail (la base du travail des méthodes sur les gammes et les temps)
- Les organisations humaines :
- Mettre en place les PIC – PDP, définir clairement qui y participe, les décisions qui doivent être prises, à partir de quelles données
- Remuscler les rituels hebdo et quotidiens afin que chacun sache ce qu’il à faire et puisse évaluer s’il est à l’objectif. Et si l’objectif n’est pas atteint, quels leviers pouvons-nous / devons-nous déclencher ? Les articuler avec le PIC-PDP.
- Prod et Ordo ensemble: redéfinir et optimiser les règles d’ordonnancement.
- L’amélioration continue :
- Le traitement des irritants « faciles » (ex : une amélioration ergonomique de poste, simplifier un outil informatique pour le rendre plus facile à utiliser, 5S, etc.)
Chaque organisation possède un potentiel colossal… encore faut-il choisir les bons leviers. Chez Optim, nous aidons nos clients à prendre leurs décisions structurantes et à les transformer en résultats durables.
*Chiffres issus de notre propre expérience

J’ai eu la chance de diriger pendant 17 ans la réalisation d’usines et d’ateliers chez Stellantis et EuroCave. Nous allions de la conception à la remise des clefs aux producteurs. Puis pendant 15 ans j’ai accompagné des entreprises : seconder un PDG qui avait eu un accident de santé, conseiller en France ou à l’international pour réorganiser des productions, et dans l’aéro ou la santé faire repartir des capacités de production. Quelques passages par du management de transition m’ont fait goûter aux questions que se pose un Directeur de production ou un Chef de projet… ce parcours industriel m’a appris une recette gagnante : associer conduites des hommes et des femmes AVEC une bonne technique.Cette recette est au cœur d’Optim que j’ai rejoint en 2024 pour la partager et toujours plus la parfaire avec nos clients.