Ici vous êtes au 3ème article de notre série :

  1. Le désaccord : une ressource sous-estimée
  2. Faire émerger les désaccords sans casser la relation
  3. Transformer les désaccords en décisions robustes

Il faut que les chefs cheffent !

Prolongeons notre exploration de l’importance du désaccord comme « facteur de succès » de la performance et de l’épanouissement professionnel.

Nous l’avons vu dans l’article précédent : exprimer son désaccord et écouter celui de son interlocuteur, ou chercher à le faire émerger, sont d’un apport considérable.

L’enjeu est maintenant de traiter ce désaccord pour parvenir à une décision claire, sans nier les différences de points de vue.

Du désaccord à la décision : qui arbitre et comment ? Je vous propose une méthode en 3 étapes.

1. Nommer précisément le désaccord 

Avant de chercher une solution, assurons-nous d’être d’accord sur ce sur quoi nous ne sommes pas d’accord : compréhension du sujet, objectifs, priorités, moyens ou solution à retenir… Mettre au jour les objectifs, contraintes et risques perçus par chacun permet d’identifier ce qui est compatible et ce qui nécessite un arbitrage (Cf. le 1er article de notre série).

Sur l’hypothèse que cet échange ne permet pas de trouver une solution, accordons-nous avec notre interlocuteur sur la suite à donner. Notamment : en fonction des rôles et responsabilités de chacun, qui doit décider :

  • L’un de nous deux a la responsabilité de décider ? Explicitons-le et servons-nous en. L’accountability ne sert pas à interrompre le débat. Elle indique à qui revient la décision une fois les points de vue entendus. Si les fiches de postes, les processus, les RACI… existent c’est pour pouvoir s’en servir en toute légitimité, transparence et respect mutuel
  • Ni l’un ni l’autre n’a la responsabilité de décider ? Cela peut arriver : tout le monde peut contribuer à éclairer la décision, sans que tout le monde ait la responsabilité de trancher. C’est alors à notre management d’arbitrer. Voyons cela à l’étape 2.

2. Escalader

Afin d’accélérer la prise de décision, il est important que chaque décideur dispose des mêmes informations.

Concrètement, chacun d’entre nous a le devoir d’exposer la situation à son propre manager en transparence : partager son propre point de vue ainsi que celui de son interlocuteur, exposer ce qui a déjà été dit ou exploré comme pistes de solution…. Plus les managers auront d’éléments et de propositions d’actions (ex : prioriser, décaler, simplifier, renforcer les moyens ou renoncer à une autre demande…), plus facile sera l’arbitrage.

Chacun d’entre nous a aussi la responsabilité de faire en sorte que notre manager rencontre le manager de son interlocuteur afin que la décision soit effectivement prise. Cela permet d’éviter le « oui, oui, je vais m’en occuper » d’un manager surbooké qui risque de différer ce temps d’arbitrage nécessaire avec un de ses pairs. Comment aider votre manager à déclencher cette rencontre avec l’autre manager ? Une solution simple : demandez lui ! « Quand penses-tu pouvoir le faire ? A quel moment puis-je te relancer ? De quoi as-tu besoin ?… ». Escalader c’est aussi mettre son manager en situation de manager.

Et si les deux managers sont en désaccord ? Faites-leur lire ces articles, ils trouveront sûrement la solution… ou escaladerons à leur propre management 😉.

3. Débrieffer

Lorsque la décision est prise, l’objectif n’est pas nécessairement que chacun soit d’accord avec la décision retenue. Il est que chacun sache ce qui a été décidé, pourquoi, par qui et ce qui est attendu pour la suite. Et que chacun puisse vivre avec la décision prise.

Un échange en mode retour d’expérience avec votre interlocuteur peut alors être utile, au service de vos performances futures, de la qualité de votre relation et de votre épanouissement professionnel.

En conclusion 

Une décision robuste n’efface pas le désaccord : elle l’utilise pour mieux comprendre, arbitrer au bon niveau et rendre la suite explicite. 

Et vous concrètement, de quand date votre dernier désaccord ?

L’avez-vous exprimé ?

Pensez-vous que vous auriez dû réagir différemment lors du dernier désaccord que quelqu’un a eu le courage de vous partager ?

Prêt à utiliser les désaccords ?

Allons-y ensemble : Optim Ressources s’applique et déploie le « code de la route de la relation », basé sur une vingtaine d’années de R&D : robuste et simple, utile et efficace.

Reste à s’en emparer. Parlons-en !

Pour encore plus d’infos, inscrivez vous à notre prochain webinaire, le désaccord : le chainon manquant du management